La saga des bonis à Revenu Québec

By Robert Robillard - 12 April 2016

Dans un premier temps, les bonis à la performance n’existaient pas chez Revenu Québec: http://poesiefiscale.ca/2015/12/16/bonis-a-la-performance-et-quotas-chez-revenu-quebec-peut-etre/

Surpris la main dans le pot à biscuits, l’ARQ persiste et signe ensuite à nier l’évidence: http://poesiefiscale.ca/2015/12/22/quotas-a-revenu-quebec-tva-nouvelles-revient-a-la-charge/

Six semaines plus tard, d’autres confirmations de l’existence de ces bonis et quotas s’ajoutent, ce que nie encore et toujours l’ARQ: http://poesiefiscale.ca/2016/02/02/revenu-quebec-autre-confirmation-des-quotas/

Et maintenant, Revenu Québec déclare vouloir “abolir les bonis”!

Alain Laforest de TVA Nouvelles écrit:

“L’Agence veut ainsi redorer son image dans le cadre de la négociation en cours avec le Syndicat des professionnels du gouvernement du Québec. En février dernier, trois ex-employés de Revenu Québec confirmaient à notre Bureau d’enquête l’existence de quotas de récupération fiscale.

L’Agence du Revenu a souvent été critiquée pour son zèle à l’endroit des contribuables et des entreprises. «Des quotas seraient contraires à notre code de déontologie» clame Stéphane Dion porte-parole de l’Agence du Revenu, qui réfute toujours leur existence.

«Notre objectif, c’est que se soit très clair dans l’esprit de l’ensemble des contribuables, qu’il n’y a aucun boni qui sont versé en fonction des sommes qui sont cotisées ou encaissées par Revenu Québec» insiste-t-il.

Néanmoins, l’Agence cherche à éliminer les bonis parce qu’ils sont trop associés à l’impression qu’elle impose des quotas de récupération à ses employés”

L’article complet est disponible sur cet hyperlien: http://www.tvanouvelles.ca/2016/04/11/revenu-quebec-veut-abolir-les-bonis

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Revenu Québec a plusieurs problèmes, comme sa grande sœur l’ARC d’ailleurs sur laquelle nous reviendrons.

Dans le cas de l’ARQ, le dédoublement des obligations fiscales imposé aux contribuables québécois crée certainement une fatigue, voire un écœurement de la chose qu’est l’impôt.

De plus, les écarts salariaux entre les fonctions publiques québécoise et canadienne, judicieusement mentionnés par M. Laforest, portent à conséquence.

Ce cocktail alambiqué suffit à nourrir la culture viciée de l’ARQ, une culture qui suinte à travers les décisions rendues en impôt québécois par les cours de loi.

À quand de vrais changements à l’ARQ?

Le plan d’action a pourtant été publié en janvier 2016: http://poesiefiscale.ca/2016/01/27/revenu-quebec-publie-son-plan-daction/

Patience est source d’espérance, mais aussi d’exaspération.
 


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