Réactions budgétaires

Par Robert Robillard - 23 mars 2016

L’adage suggère que déshabiller Pierre pour habiller Paul est rarement gagnant en politique fiscale.

Les réactions aux récents budgets du Québec et fédéral viennent confirmer tout ça, de diverses manières.

Par exemple, en ce qui a trait au Budget fédéral, « la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) dénonce vivement la décision du gouvernement de canceller la réduction du taux d’imposition à 9 %, qu’il avait promise aux petites entreprises d’ici 2019. » (http://www.cfib-fcei.ca/francais/article/8226-budget-federal-promesse-brisee-envers-la-classe-moyenne-des-entreprises.html).

Quant au gouvernement du Québec, il se félicite du « soutien aux familles et aux communautés » prévu au Budget fédéral mais dénonce les « anémiques » dépenses proposées en infrastructure et pour la santé :

« Les sommes annoncées en matière d’infrastructures sont en deçà des attentes. Dans son budget, le gouvernement fédéral s’engage sur moins de 20 % des sommes promises, soit 11,9 milliards de dollars sur les 60 milliards de dollars attendus »

[…]

« Le ministre s’est dit inquiet que le gouvernement fédéral n’ait pas confirmé son engagement pour un financement additionnel en santé. Il n’y a aucune indication à cet effet dans le budget d’aujourd’hui. » (http://www.finances.gouv.qc.ca/documents/Communiques/fr/COMFR_20160322.pdf).

Selon le Syndicat des Métallos, « l’absence de stratégie industrielle pourrait compromettre la réussite du budget (fédéral) » (http://www.newswire.ca/fr/news-releases/labsence-de-strategie-industrielle-pourrait-compromettre-la-reussite-du-budget-selon-le-syndicat-des-metallos-573162371.html).

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CPA Canada explique :

« « À partir de maintenant, le gouvernement doit montrer qu’il est capable de gérer les coûts et de composer avec les changements démographiques qui s’opèrent au Canada », souligne Kevin Dancey. Le plan établi dans ce premier budget ne permettra pas aux Libéraux de tenir des promesses importantes faites pendant la campagne électorale en ce qui concerne la gestion des finances. « Nous suivrons de près l’action du gouvernement en la matière, surtout quand l’économie renouera avec la croissance, et nous aimerions qu’il rétablisse l’équilibre budgétaire d’ici la fin de son mandat. » » (http://www.newswire.ca/fr/news-releases/pour-le-gouvernement-federal-le-vrai-test-reste-a-venir–cpa-canada-573149861.html).

La Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants « salue un budget fédéral progressiste » (http://www.newswire.ca/fr/news-releases/la-federation-canadienne-des-enseignantes-et-des-enseignants-salue-un-budget-federal-progressiste-573149731.html).

Nombre d’autres organismes se sont prononcés sur diverses mesures du budget fédéral, y compris :

Et ce n’est qu’un échantillon des réactions.

Bref, difficile de plaire à tous…

Ce qui est sûr, c’est que les « amoureux » de déficits budgétaires seront bien servis pour les 4-5 années à suivre au fédéral.

L’austérité budgétaire sera un discours plutôt difficile à soutenir dans les années à venir.